mercredi 14 décembre 2016

Nouvelles

Bonjour, Bom dia,

après un temps de veille, notre activité bloggeuse reprend.

Nous avons participé au marché de Noël de Schiltigheim très fidèlement et avons pu présenter la cause des peuples indigènes du Brésil et de l'Amazonie en général tout en vendant des articles d'artisanat.

Nous vous annonçons que mi-février 2017 nous participerons à une semaine du Brésil organisée par la ville de Brumath située au Nord de Strasbourg.

Au Brésil, la politique nationale qui a fait la Une des médias est très compliquée et triste pour les couches populaires et les peuples autochtones. La saga des élus corrompus n'est pas encore terminée.

Une bonne nouvelle cependant illumine cette fin d'année. En effet, les Mundurukus du Haut Tapajos ont gagné la bataille contre le projet de barrage qui les menaçait. La justice environnementale a décidé que le projet contrevenait à la législation. Par contre le projet de barrage de Belo Monte suit son cours. Les vannes ont été fermées, le remplissage fait et les conséquences catastrophiques annoncées sont déjà concrétisées…
Pour lire des informations sur l'état actuel, en français, voir le lien ci-dessous :

https://fr.globalvoices.org/2016/11/18/203350/

à bientôt

samedi 18 avril 2015

Un pas en avant !

La présidente Dilma Roussef a signé ce jour (18 avril) les décrets autorisant la démarcation de 232 000 hectares de terres indigènes suite aux grandes manifestations de ces derniers jours à Brasilia. Elle vient aussi de réaffirmer la volonté de ne pas réduire les droits des peuples. Une victoire pour les réserves mais rien au sujet des projets de barrages !

vous pourrez lire l'article en portugais sur le  site suivant : http://tijolaco.com.br/blog/?p=26359
(à trouver sous Liens pour un accès direct)


Brasilia rouge de roucou

Bonjour à tous,

depuis quelques jours tous les peuples indigènes se sont retrouvés à Brasilia, la capitale du Brésil, pour protester contre les attaques législatives contre leurs droits, notamment ceux concernant la démarcation des territoires de réserves.

Vous trouverez ci-dessous deux liens internet vers des articles en portugais relatant les manifestations.
Même si vous ne comprenez pas le portugais vous pourrez en comprendre le sens en voyant les nombreuses photos d'illustration. Vous pouvez aussi traduire ces articles en ligne pour en savoir plus...


https://medium.com/@jornalistaslivres/a-marcha-dos-invis%C3%ADveis-dd9d95dc4a91


https://medium.com/@jornalistaslivres/um-rio-de-urucum-flui-sobre-bras%C3%ADlia-2355b8d4319d

bonne lecture

Le Parlement brésilien et les peuples autochtones

Suite à la pression des communautés amérindiennes du Brésil, le Congrès Brésilien a invalidé en décembre dernier la proposition de loi (PEC 215) visant à limiter le processus de démarcation des terres indigènes.
ICRA avec d'autres associations avaient relayé ces derniers mois les appels des Amérindiens du Brésil, notamment de l’APIB (Association des peuples autochtones du Brésil), afin de faire pression sur les autorités brésiliennes.

Voici la lettre de l'APIB publiée suite à cette victoire :

Lettre de remerciements pour la défense des droits des peuples indigènes


À toutes et tous les alliés des peuples indigènes du Brésil et du monde



 L'Articulation des Peuples Indigènes du Brésil (APIB) et les leaders indigènes mobilisés pendant la semaine du 15 au 19 décembre contre les aberrations législatives de suppression des droits indigènes, en particulier territoriaux, orchestrée principalement par le groupe ruraliste au Congrès National, tiennent par la présente à remercier profondément toutes et tous les alliés de la cause indigène au Brésil et dans toutes les parties du monde - les entités indigénistes, socio-environnementales et de droits de l'homme, les mouvements et les organisations sociales, les institutions académiques, les partis politiques, les parlementaires et les autres initiatives, dont les initiatives individuelles - qui se sont solidarisés avec nous et ont contribué des plus diverses manières à la défense de nos droits gravement menacés en cette fin d'année.

Ce qui s'est produit pendant cette semaine démontre que seules la lutte, la mobilisation et la pression bien articulées permettent d'empêcher que les forces du capital, les classes hégémoniques, les forces de la répression et les autres instances de l'État n'imposent leur volonté contre l'État Démocratique de Droit, le régime démocratique et le caractère multi-éthnique et pluri-culturel du Brésil.



Les peuples indigènes ont démontré qu'ils n'admettront jamais, même en sacrifiant leurs propres vies, que la recolonisation, l'usurpation et la spoliation de leurs territoires s'accomplissent en faveur de l'industrie extractiviste, de l'agro-business et du néo-développementisme défendu par les élites et par l'actuel gouvernement, et qui ne favorisent que le bénéfice, l'enrichissement et la consommation exacerbée de quelques uns, les descendants des envahisseurs et du régime autoritaire, les représentants et les complices des grandes corporations transnationales.



 Inviabiliser cette année la PEC 215/2000 et le PLS/N du sénateur Romero Jucá qui cherchait à réglementer le paragraphe 6 de l'article 231 de la Constitution Fédérale, ainsi que le PL 7735/2014, du patrimoine génétique, représente sans aucun doute une bataille remportée, mais nous ne pouvons pas oublier qu'en 2015, avec un Congrès encore plus conservateur, et avec un gouvernement qui continue à se placer du côté des dominateurs, les défis perdurent. C'est une raison suffisante pour exprimer nos remerciements, appeler nos peuples, les organisations et les leaders, ainsi que toutes et tous nos alliés à rester vigilants et à se préparer à d'autres luttes encore plus importantes, enracinés dans notre spiritualité et notre cosmovision, en défense de la vie, de notre dignité et de notre droit sacré à la terre, pour le bien des actuelles et futures générations, de la société brésilienne et de l'humanité toute entière.



Nous demandons à toutes et tous de con tinuer à être mobilisés et de réussir à obtenir la libération définitive des leaders indigènes emprisonnés, accusés injustement de tentative d'homicide, car comme nous tous, ils exerçaient le légitime droit de manifestation, en luttant pour une cause juste, ainsi que l'a reconnu le juge du Tribunal du Jury de Brasilia en concédant la liberté provisoire aux leaders Alessandro Miranda Marques / Terena, Cleriston Teles Sousa / Tupinambá et Itucuri Santos Santana / Pataxó.



Le juge affirme dans sa décision : “Je constate que les emprisonnements ne peuvent pas être maintenus. Il faut reconnaître que les faits ont eu lieu dans un contexte du légitime exercice du droit de manifestation, de la liberté de s'exprimer, du droit de participation dans la sphère publique, d'intégrer un processus délibératif politique, les piliers centraux qui soutiernnent l'État Démocratique de Droit... Les sujets affectés cherchaient à exercer le droit de défense de leurs intérêts par la manifestation, le mouvement de protestation, de contestation contre une société qui, dans leur vision, par l'intermédiaire de ses représentants, se place contre eux…“



Pour un État réellement démocratique, juste et pluriel, nous continuerons ensemble et unis en défense de la Constitution Fédérale et des droits territoriaux des peuples indigènes, des quilombolas, des autres populations de la campagne et de notre Mère Nature.



Brasilia, District Fédéral, le 19 décembre 2014.

Articulation des Peuples Indigènes du Brésil - APIB

Mobilisation Nationale Indigène
© racismoambiental.net.br - traduit du portugais par Chico Libri

Pour plus d'informations 


jeudi 18 décembre 2014

Pétition à signer d'urgence

ASSOCIATION ARUANA                                                                    Décembre 2014
 



                                                            


PETITION POUR LA SURVIE DES PEUPLES INDIGENES DU BRESIL
 

Les peuples indigènes du Brésil sont en danger de disparition ! Déforestation à grande échelle, monocultures d'exportation pour l'élevage industriel (soja en particulier), agrocarburants : l'exploitation à grande échelle du territoire et de ses ressources naturelles a pour conséquence d'accaparer de nombreuses terres, d'en chasser les habitants, de détruire la végétation et ses produits vitaux pour les peuples indigènes (matériaux de construction, alimentation, remèdes, artisanat), de réduire le gibier, polluer l'eau des rivières. De nombreux chefs de communautés et des militants écologistes ont été tués récemment.
Le gouvernement vient d'autoriser la construction d'un grand barrage sur le fleuve Xingu malgré les nombreux problèmes environnementaux, malgré l'opposition des Amérindiens, dont le chef Raoni est fer de lance. 12 autres projets de barrages sont en projet ou en cours d'autorisation. Plusieurs fleuves doivent être transformés en voie navigable pour transporter le soja ou les agrocarburants. La loi sur la forêt votée récemment va permettre la destruction d'une bonne partie de l'Amazonie en octroyant une amnistie à tous les délinquants depuis 2006. Mais l'Amazonie n'est pas la seule région à être soumise à la destruction. Sa voisine, appelée le Cerrado, aussi grande que l'Europe, doit être transformée en vastes champs au détriment des 1000 espèces d'arbres de savane aux propriétés médicinales.

Nous, signataires de cette pétition, demandons aux autorités brésiliennes :
  • de respecter et faire respecter les droits des peuples Amérindiens garantis par la Constitution
  • d'assurer que leur avis soit dûment pris en compte
  • d'arrêter la déforestation massive et la perte des ressources naturelles
  • de faire évaluer les projets d'infrastructures à la lumière des principes du développement durable que le Brésil a adoptés en 1992 lors de la Conférence de Rio.

                   Nom               Nationalité                     Adresse                                   Signature






























































Merci de renvoyer cette pétition à l'adresse de l'association :
Association Aruana 7, rue de Cronenbourg 67300 Schiltigheim
                                                                             
Vous pouvez aussi envoyer votre pétition remplie ou une lettre personnalisée à l'Ambassade du Brésil
34 cours Albert 1er      75008 Paris